La vertu est une disposition habituelle et ferme à faire le bien et à donner le meilleur de soi-même (catéchisme de l’église catholique).

L’acquisition de la vertu se fait en mettant en place des habitudes fermement, à petits pas, et surtout sans se désespérer. La vertu doit être vécue dans la joie car elle a pour but de nous rendre libres, heureux et saints.

 

La vertu de carême :

l’esprit de sacrifice


Vivons le carême comme une période bénie, un temps de grâce qui nous rapproche du Seigneur !
L’esprit de sacrifice n’est pas une vertu à la mode. Le mot évoque la douleur et la souffrance. Et pourtant, si nous comprenons bien sa portée spirituelle, le sacrifice devient source de paix et de joie.
Rappelons-nous que le but de la pratique des vertus est d’être heureux et de devenir des saints !
Ecoutons sur Youtube le témoignage de Francine Christophe (le morceau de chocolat) : le sacrifice d’une petite fille, transformé par la grâce en grande joie.

1) Qu’est-ce-que l’esprit de sacrifice ?

Revenons à l’étymologie du mot :

Sacer : sacré
facere : faire
Faire du sacré !
Avoir l’esprit de sacrifice, c’est faire de notre vie une offrande sacrée au Seigneur. Lui offrir notre vie et notre personne, par Amour.
Dans l’ancien testament, les croyants offraient des sacrifices d’animaux. Mais peu à peu, on a mieux compris ce qui pouvait plaire à Dieu. Avec David, psaumes 39 à 50 : « Tu ne voulais ni offrande, ni sacrifice…alors j’ai dit : voici, je viens !... Me voici Seigneur, je viens faire ta volonté ».

Ne cherchons pas ailleurs, nous avons en nous ce qui fait plaisir au Seigneur !
Encore une fois, il nous faut avant tout AIMER, pour nous donner.
Avec les enfants, nous dirons qu’il s’agit de faire un cadeau à Dieu, dans le secret de son cœur, pour lui montrer combien on L’aime, comme on Le préfère à soi et à tout autre chose. Le Seigneur voit notre cœur et notre intention. Il déposera dans notre âme Ses grâces qui sont Ses cadeaux à Lui.

A chaque sacrifice correspond sa grâce. Quelle joie !
Pour être vraiment don de soi, le sacrifice doit être un acte libre. On peut encourager à faire un sacrifice, mais on ne peut pas obliger. C’est un cœur à cœur avec le Seigneur, à offrir dans le secret.

 « Toute vraie vocation naît du don de soi-même, qui est la maturation du simple sacrifice ». (Pape François dans sa lettre apostolique sur saint Joseph)

2) Pourquoi vivre l’esprit de sacrifice ?

Regardons Jésus : toute Sa vie sur Terre, de la naissance à la Croix, a été sacrifice, don. Nous, chrétiens, devons l’imiter.
Jésus naît à Bethléem, qui signifie « maison du pain » : c’est déjà le signe que Jésus va se donner en nourriture pour nous. Puis, toute sa vie publique est don, sa disponibilité, son enseignement, ses miracles… Jusqu’au don suprême : le sacrifice de la Croix, pour notre bonheur éternel.

Saint Paul le demande dans sa lettre aux Romains : « Je vous exhorte, mes frères, par la tendresse de Dieu, à Lui offrir votre personne et votre vie en sacrifice vivant, saint, capable de plaire à Dieu. »

Lors de la Cène, Jésus nous a dit : « Vous ferez cela en mémoire de moi. »

À chaque messe, le sacrifice du Calvaire est renouvelé et rendu présent.

A l’offertoire, nous joignons nos petits sacrifices/dons à celui de Jésus.

Et le Seigneur, par Sa grâce sanctifiante, se charge de les transformer et les offre au Père.

3) Comment vivre cet esprit de sacrifice ?

Rappelons avant tout que le sacrifice est un acte libre.

. Partons de Jésus. Regardons et prions devant le crucifix, pour relier nos propres sacrifices à Jésus et nous rappeler le don suprême de la Croix.

. Cultivons le « faire plaisir à », nous comprendrons qu’il y a plus de joie à donner qu’à recevoir et qu’il n’est pas besoin d’être riche pour être généreux.

Sourire, même si on n’a pas envie.

Prendre l’initiative de servir (ramasser un papier ou un vêtement par terre, en toute discrétion). Abandonner son activité préférée pour rendre service.

Laisser aux autres la meilleure place ou la meilleure part, laisser choisir un jeu, un film…

À l’occasion d’une invitation à la maison, s’attacher à rendre le moment agréable à son ami. En allant chez un ami, se donner la peine de fabriquer soi-même un cadeau.

Au quotidien, préparer des petites surprises pour l’entourage…

Passer un coup de téléphone à une personne seule, faire une visite, écrire une lettre, faire un dessin…

. Osons ou suscitons des actes de bravoure, le premier étant peut-être simplement d’obéir docilement…à ce que demande l’Eglise pour le carême !

Savoir se priver de ce qui est permis, en l’offrant au Seigneur (friandise, petite gâterie…).

Accepter de regarder un film pour ses frères et sœurs, ou faire un jeu pour eux. Obtempérer avec le sourire, faire les choses commencées jusqu’au bout.

Apprendre la patience : supporter d’attendre sans se plaindre.

. Proposons quelques moyens concrets à nos enfants et ne multiplions pas les résolutions : en choisir une par semaine, à noter éventuellement.

Faire écrire aux enfants des efforts sur des petits papiers et les tirer au sort. N’oublions pas, gardons toujours le secret !

Faire un chemin de Pâques (/calendrier de l’Avent).

>>> À l’école, les élèves de CE et CM ont fabriqué un chapelet d’offrandes.

. Prions plus.

Apprendre un acte d’offrande et le dire tous les jours.

Mieux participer à la messe, en particulier au moment de l’offertoire...

Bibliographie :

« Histoire d’une âme » sainte Thérèse de l’Enfant Jésus

« Le curé d’Ars » Monseigneur Trochu

Livres sur saint Joseph : 

« Joseph le silencieux » Michel Gasnier

« Tout savoir sur saint Joseph » Dominique Le Tourneau

Pour les jeunes :

« Prophètes de la joie » Père Daniel-Ange

Pour les enfants :

L’histoire de Michka (Editions du Père Castor)

Collection « Belles histoires, belles vies » (Fleurus)

DVD « Le Grand Miracle » (Saje)

Chants :

« Aimer, c’est tout donner »

« Jeter des fleurs »

« Grain de blé qui tombe en terre »